Miss Charity

Miss Charity est une petite fille extrêmement curieuse, qui adore les animaux, la peinture et les pièces de théâtre de Shakespeare. Passionnée par les matières scientifiques, elle réalise de nombreuses expériences, dissections et étudie de très près ce domaine qu’elle aime tant. Miss Charity est assoiffée de paroles et de contacts humains, emplie de questions sur le monde qui l’entoure. Mais elle est aussi une jeune fille de la bourgeoisie anglaise des années 1880, et son quotidien ne devrait pas être fait d’expériences et d’animaux. Une jeune fille de son âge devrait se taire et écouter, ne pas porter l’attention sur elle ni parler aux autres. Pour remédier à cela, sa mère engage une gouvernante qui lui enseignera le français et le piano. Lire la suite

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Cruelles

 

Alice King et son amie Cass partent en voyage scolaire. Pas de chance, elles partagent leur bungalow avec Polly, une jeune élève timide, Rae et Tara, la peste par excellence. Mais si certes ce voyage commence mal, elles n’auraient jamais pu imaginer la tournure cauchemardesque que prendront les évènements…

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Le ciel nous appartient

Ce livre raconte l’histoire de Sophie, jeune orpheline dont la mère est décédée dans un naufrage, qui la laissa flottant dans un étui de violoncelle dans la Manche. Charles Maxim, un homme farfelu aux méthodes éducatives originales, l’adopte, jusqu’au jour où une dame des services d’aide à l’enfance veut la séparer de son tuteur qu’elle aime. Sophie, persuadée que sa mère n’est pas morte dans ce naufrage, commence des recherches pour retrouver la disparue. Les deux personnes s’enfuient, traversent la Manche et arrivent à Paris, où ils vivent clandestinement. Commence une quête de la mère de Sophie sur les toits de Paris.

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J’ai adoré ce livre, tout doux, beau, plein d’amour. Il contient de très belles scènes, comme Sophie dansant sur les toits de Paris en pleine nuit, ou jouant du violoncelle toujours à Paris, pour retrouver sa mère. Sur ces fameux toits, elle rencontre un jeune garçon qui vit là : ce personnage m’a vraiment marqué, par sa liberté et son agilité, sa vie absolument unique et follement dangereuse, imprévue et intrépide : qui n’a jamais rêver de loger sur les toit parisiens… ainsi, lorsque Sophie y monte à son tour, on ne peut que la supplier de nous faire entrer dans l’histoire pour vivre aux côtés de ces personnages plus qu’adorables. Sophie me fait penser à Lucy de Narnia : à la fois douce, intelligente, curieuse, innocente et déterminée.
Voilà. Je ne sais pas trop quoi dire de plus. Je vous conseille vraiment ce livre, je l’ai énormément aimé. Je revois toujours cette image de Sophie sur les toits de Paris en pleine nuit, jouant du violoncelle et dansant en même temps. J’entends aussi cette douce mélodie que Sophie joue. Tout cela caractéristique parfaitement bien, selon moi, l’ambiance de ce livre inoubliable. Une véritable petite perle pleine de douceur et d’humanité, de poésie et de liberté, à lire sous sa couette, parfaitement adaptée à ce mois doux et automnal.

Le ciel nous appartient écrit par Katherine Rundell

Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre

Ce livre raconte la déportation et la vie en camps de concentration de Lina, une jeune Lituanienne et de ses proches au temps du régime communiste soviétique de Russie.

Ce livre frappe très fort, et marque. Cette dure histoire est pourtant racontée sur un ton assez doux, calme. Il n’y a pas de cris, pas de violents combats, mais simplement une souffrance atroce, une attente, une peur omniprésente. La vraie force de ce livre est de parvenir à faire ressentir toutes ces émotions au lecteur, lui aussi embarqué dans cette histoire, lui aussi présent dans les camps. Je dirais même plus, on en ressort… bouleversé, comme si nous aussi avions vécu cette histoire, des souvenirs plein la tête. Cette période de l’Histoire, ce qui est arrivé aux pays baltes durant cette époque est finalement assez peu connue, et justement ce livre permet de mieux saisir ce qu’ont vécu les habitants de la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie. Malgré ses nombreuses scènes marquantes, dures, il contient néanmoins une note d’espoir que reflète le titre. Ces déportés se sont battus avec force, mais uniquement dans la tête : ils n’ont pas sorti les armes, mais n’ont jamais baissé les bras, n’ont jamais renoncé, n’ont jamais perdu l’amour et l’espoir qu’ils possédaient en eux. Ils ont continué à obéir aux chefs soviétiques, sans se laisser envahir par la peur ou la douleur.

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Il y a aussi ces personnages que l’on considère dès le premier instant comme nos amis. Tout au long de l’histoire, une certaine peur nous anime. On a peur qu’ils meurent, oui. Leur vie ne tiennent qu’à un fil, qu’un soldat peut rompre à chaque instant. Également, ils débordent tellement d’amour qu’on a parfois l’impression qu’il s’étend jusqu’à nous, que ces personnages -et encore, ce terme ne me paraît plus approprié maintenant- nous aiment, nous lecteurs.

On ne ressort pas de ce livre. On ne ferme pas sa dernière page, comme ça, et passe au suivant. Non, on a réellement vécu cette histoire aux cotés des lituaniens, et on en garde des souvenirs fort dans notre esprit. On en garde des moments, des scènes, on en garde les sentiments forts qui nous ont animé, à la fois la violence, la peur, la tristesse, mais aussi l’amour et l’espoir. On en ressort changé bien sur. Il faut un petit temps pour revenir au présent. Je sais pourtant que la vérité fut bien plus difficile à vivre que ça, mais tout de même, lorsque je repense à cette historie des mois après, je me rappelle de chaque instant, comme si je les avais réellement vécus.

Je vous conseille donc à chacun d’entre vous de le lire ou de le relire, pour découvrir cette histoire bouleversante et humaine.

Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre écrit par Ruta Sepetys