Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre

Ce livre raconte la déportation et la vie en camps de concentration de Lina, une jeune Lituanienne et de ses proches au temps du régime communiste soviétique de Russie.

Ce livre frappe très fort, et marque. Cette dure histoire est pourtant racontée sur un ton assez doux, calme. Il n’y a pas de cris, pas de violents combats, mais simplement une souffrance atroce, une attente, une peur omniprésente. La vraie force de ce livre est de parvenir à faire ressentir toutes ces émotions au lecteur, lui aussi embarqué dans cette histoire, lui aussi présent dans les camps. Je dirais même plus, on en ressort… bouleversé, comme si nous aussi avions vécu cette histoire, des souvenirs plein la tête. Cette période de l’Histoire, ce qui est arrivé aux pays baltes durant cette époque est finalement assez peu connue, et justement ce livre permet de mieux saisir ce qu’ont vécu les habitants de la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie. Malgré ses nombreuses scènes marquantes, dures, il contient néanmoins une note d’espoir que reflète le titre. Ces déportés se sont battus avec force, mais uniquement dans la tête : ils n’ont pas sorti les armes, mais n’ont jamais baissé les bras, n’ont jamais renoncé, n’ont jamais perdu l’amour et l’espoir qu’ils possédaient en eux. Ils ont continué à obéir aux chefs soviétiques, sans se laisser envahir par la peur ou la douleur.

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Il y a aussi ces personnages que l’on considère dès le premier instant comme nos amis. Tout au long de l’histoire, une certaine peur nous anime. On a peur qu’ils meurent, oui. Leur vie ne tiennent qu’à un fil, qu’un soldat peut rompre à chaque instant. Également, ils débordent tellement d’amour qu’on a parfois l’impression qu’il s’étend jusqu’à nous, que ces personnages -et encore, ce terme ne me paraît plus approprié maintenant- nous aiment, nous lecteurs.

On ne ressort pas de ce livre. On ne ferme pas sa dernière page, comme ça, et passe au suivant. Non, on a réellement vécu cette histoire aux cotés des lituaniens, et on en garde des souvenirs fort dans notre esprit. On en garde des moments, des scènes, on en garde les sentiments forts qui nous ont animé, à la fois la violence, la peur, la tristesse, mais aussi l’amour et l’espoir. On en ressort changé bien sur. Il faut un petit temps pour revenir au présent. Je sais pourtant que la vérité fut bien plus difficile à vivre que ça, mais tout de même, lorsque je repense à cette historie des mois après, je me rappelle de chaque instant, comme si je les avais réellement vécus.

Je vous conseille donc à chacun d’entre vous de le lire ou de le relire, pour découvrir cette histoire bouleversante et humaine.

Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre écrit par Ruta Sepetys

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